Retour sur le Digital Change 2019

Dirigeants de grandes entreprises mais également de PME (Petites Moyennes Entreprises) et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), experts du numérique ou encore simple curieux, tous se sont retrouvés pour le rendez-vous de référence de la transformation numérique : le Digital Change.

Installé cette année au parc des expositions La Beaujoire de Nantes, les 22 et 23 janvier 2019, cette rencontre incontournable a réuni plus de 3600 participants et plus de 100 stands d’exposants dans une ambiance mêlant partage, convivialité et curiosité.

Audrey, Eulalie et Stéphane ont sillonné les allées et salles de conférence à la recherche d’exemples réussis de transition numérique. Ils reviennent pour nous sur le blog sur la conférence qu’ils sont chacun préféré, ou tout du moins, qui les a le plus marqué.

Comment la SNCF transforme sa relation client et ses outils pour plus de mobilité

Benoît Tiers, Directeur Général de e.SNCF et Stéphanie Dommange, Directrice Régionale Pays de la Loire SNCF sont venus partager les clés des améliorations, en place et à venir, à la SNCF concernant la mobilité sur le territoire.

Depuis le lancement de voyagessncf.com en 2000 (depuis devenu oui.sncf), l’entreprise se tourne vers le numérique pour se rapprocher toujours plus de ses usagers et en faire un vecteur d’équité pour l’accès au transport.

Dans un contexte où la fracture numérique dans les zones rurales est toujours bien présente, la SNCF espère pouvoir rapidement bénéficier de l’amélioration du réseau 4G dans ces zones. Le développement du Wifi jusqu’aux TER est lui aussi prévu pour permettre l’accès partout, tout le temps, au numérique aux usagers.
Dans le but de devenir un incontournable du transport de tout type, le site oui.sncf regroupe des offres partenaires permettant notamment de louer des voitures directement à proximité des gares pour simplifier les trajets. Avec le partenariat mis en place avec BlaBlaCar, Benoît Tiers espère réduire ce qu’il considère comme un problème majeur : l’autosolisme. Le but est ici d’inciter les passagers à covoiturer pour se rendre à la gare ainsi que pour rentrer chez eux après leurs trajets retour. L’ambition est claire : la SNCF accompagnera les usagers tout au long de leurs déplacements, de la porte d’entrée au lieu d’arrivée, en proposant des solutions mutualisées sur un seul et même site web. C’est ce qu’on appelle alors le transport multimodal.
Cependant, pour certains collaborateurs de la SNCF le digital reste une source d’inquiétude, principalement lié à la méconnaissance. Pour palier ce potentiel risque de clivage au sein des équipes, l’entreprise a ouvert une école du digital en interne. Les jeunes sortant de cette formation peuvent par la suite insuffler la culture du numérique au sein même des services qu’ils intègrent. Le but à terme est d’utiliser ces compétences dans le domaine du numérique notamment pour exploiter la data. Aujourd’hui elle a déjà permis d’augmenter la connaissance du réseau et d’améliorer les conditions de circulation des trains diminuant ainsi les retards, principale source d’insatisfaction de ses clients.

L’avenir de la SNCF sera résolument tourné vers le numérique, puisqu’il est le meilleur vecteur pour simplifier et rendre accessible à tous la mobilité.

Par Audrey.

CES 2019 : retour sur les innovations et tendances détectées

RDV incontournable de l’électronique mondiale, le Consumer Electronic Show (CES) se tient chaque année à Las Vegas, aux États-Unis. Des professionnels de l’innovation digitale s’y sont rendus pour nous livrer leurs impressions lors de cette table ronde du salon Digital Change.

D’emblée il est rappelé combien le CES a changé. D’abord réservé à exposer les produits les plus puissants, les technologies les plus poussées, il a opéré un virage récent, en devenant une vitrine des usages de demain. Davantage tourné vers l’utilisateur final et l’industrie grand-public, le CES est donc l’illustration d’une promesse simple : l’innovation numérique comme facilitateur et fluidificateur du quotidien.

Les grandes tendances des deux dernières années ont semble-t-il franchi aujourd’hui le stade du Proof of Concept (prototype). De plus en plus de produits et services présents sur le salon sont prêts à la commercialisation, le CES devenant non plus seulement le moyen de mettre l’innovation sous les feux des projecteurs, mais aussi de lancer en grande pompe les différentes nouveautés des fabricants.

Au programme cette année :

  • la mobilité et la réalité augmentée, que l’on retrouve dans l’autonomisation accrue des véhicules, afin d’améliorer l’expérience de conduite ;
  • l’intelligence artificielle (IA), plus qu’un concept elle est désormais utilisée dans de larges pans industriels. Selon les prédictions, l’IA sera utilisée de manière de plus en plus transparente pour l’utilisateur final, à tel point que certains commentateurs suggèrent qu’elle sera bientôt tellement intégrée qu’on n’en parlera plus ;
  • les équipements et les objets connectés : la maison connectée et les enceintes autonomes, le tout piloté par la voix, sont la sensation du salon avec des dizaines d’objets et d’usage, poussés par les points lourds que sont Google Assistant et Amazon Alexa (qui carburent à l’IA, au deep learning et aux données récoltées sur les usagers) ;
  • la blockchain : grande révélation de l’année 2018, cette thématique peine encore à trouver des applications industrielles (sauf dans les domaines de la banque et de l’assurance où des initiatives creusent leur sillon) ;
  • les composants et le matériel : auparavant il s’agissait là de la raison d’être du CES. Mais comme évoqué, la tendance est maintenant aux applications grand public. Toutefois le salon a été l’occasion pour les grands fondeurs de présenter leurs derniers processeurs et puces, moins énergivores, plus petits, à même de s’intégrer donc dans les appareils les plus mobiles ; la 5G était également de la fête, avec quelques expérimentations aussi bien par les équipementiers que par les opérateurs télécom.

Par Stéphane.

Grâce à l’internet des objets, le fabricant de distributeurs de savon muscle son offre de services

Originellement fabricant de produits d’hygiène en B2B, le métier de la société JVD Hygiène change, depuis quelques années, pour devenir un vendeur de services ; ce qu’appelle avec humour Thierry Launois, président de l’entreprise, le “smartclining”. JVD se tourne alors vers les objets connectés, étonnant penserez-vous pour un professionnel dont le métier est de vendre à des entreprises de nettoyage des distributeurs de savon, de papier et autres petits équipements. Surprenante à première vue, cette idée est pourtant bien réfléchie et se base sur un constat clair : les lieux publics manquent régulièrement de consommables (savon, papier, etc.), engendrant un taux élevé d’insatisfaction chez les utilisateurs finaux. Face à ce constat, une solution est née après plus de deux années de recherche et développement en interne : équiper les distributeurs de capteurs permettant de détecter lorsque le consommable est épuisé, afin d’avertir les agents de surface qu’une intervention sera nécessaire.

Pour mettre en œuvre son idée, JVD se lance rapidement dans la co-construction du service avec ses clients, les sociétés de nettoyage, et les utilisateurs finaux, les particuliers. L’objectif de cette nouvelle stratégie est de proposer un service utile, avec une réelle valeur ajoutée, “sans fumisterie” comme se plaît à le dire Thierry Launois. Ce changement, marquant le premier pas de la société dans sa transition numérique, a permis de remettre en question plusieurs éléments fondateurs : les modèles de vente, les cibles de clients et usagers, pour ne citer que les principaux. Ce sont les enjeux métiers qui sont questionnés, car le digital fait virer l’entreprise vers le monde du service, ils ne sont plus des simples industriels. Désormais, ils gèrent des données issues de leurs objets connectés, des serveurs, ils effectuent des paramétrages, ils travaillent avec des partenaires informatiques pour faire évoluer les logiciels, etc.

Bien que les premiers distributeurs connectés ne sont pas encore commercialisés, les résultats des tests sont positifs : bonne appropriation du service par les agents de surface, amélioration des process des clients de JVD, satisfaction des utilisateurs finaux n’étant plus confrontés à des manques de consommables.

La transformation digitale de JVD Hygiène est donc un bel exemple des opportunités offertes par le numérique, puisqu’il ne s’agit pas simplement d’ajouter des outils et logiciels pour fluidifier le quotidien, mais du changement du business model d’une entreprise entière.

Par Eulalie.


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